© Laurent Lacombe
Incontournable

Admirer les statues de Maillol en front de mer

L'enfant du pays

Maillol a marqué son temps

Aristide Maillol est né en 1861 à Banyuls. Il a commencé sa carrière dans la peinture et s’est intéressé très tôt aux arts décoratifs : céramique et tapisserie avant de se consacrer à l’âge de 40 ans à la sculpture.

L’année 1900 est un tournant dans l’œuvre de l’artiste puisque Maillol invente un véritable répertoire de formes, préfigurant son œuvre à venir.

La perfection des formes de Léda impressionne Rodin et Mirbeau, qui en fait l’acquisition en 1902, lors de l’exposition à la galerie Vollard à Paris, qui rencontre un grand succès. En 1905 il fait un triomphe en exposant un plâtre de la Méditerranée que André Gide décrit ainsi «  Elle est belle, elle ne signifie rien, c’est une œuvre silencieuse »

Dès lors les commandes publiques et privées affluent dont le monument en Hommage à Auguste Blanqui « l’Action enchainée ». Cette conception inédite du monument public provoque un terrible scandale.

Le plus grand sculpteur français

Inspiré et inspirant

Après la mort de Rodin en 1917, auquel on l’a toujours opposé en terme de style, Maillol est considéré comme le plus grand sculpteur français vivant.

Dans l’entre-deux-guerres, il réalise quatre monuments aux morts : à Elne, Céret, Port-Vendres et Banyuls-sur-Mer. Le problème du nu féminin se pose à chaque fois et Maillol recouvre parfois les formes d’un drapé, renouant ainsi avec une tradition de la statuaire.

Dans les années 1930 Maillol est célèbre, il incarne un renouveau de la sculpture et réalise le Monument à Debussy, aux courbes d’une exquise douceur. Dans cette période où il cherche une inspiration nouvelle, il fait la connaissance en 1934 de Dina Vierny, jeune fille qui incarne son idéal en sculpture et qui devient son principal modèle pendant dix ans. À la fois muse, interlocutrice et collaboratrice, elle lui inspire ses dernières sculptures monumentales : La Montagne, en 1937, qui achève le cycle entamé au début du siècle, L’Air, en 1938, monument à la mémoire des aviateurs de l’Aéropostale, puis La Rivière, corps féminin renversé en arrière, qui s’efforce de résister au courant qui l’entraîne inexorablement, et dont le visage exprime l’effroi. C’est la première représentation en sculpture d’une figure sur le dos, en équilibre instable, sorte d’allégorie des temps troublés qui s’annoncent avec la Seconde Guerre mondiale, pendant laquelle Maillol se retire à Banyuls-sur-Mer.

Des Maillol chez Maillol !

Banyuls village natal de l’artiste à la renommée internationale est le cadre rêvé pour admirer ses œuvres !
Lors de vos promenades en extérieur, vous pouvez admirer :
– Le monument aux morts : La Réplique en bronze à l’île Grosse là où se trouvait celui en pierre qui est désormais derrière la Mairie afin de le protéger des embruns marins.
– Sur les Allées Maillol : la jeune fille allongée
– Sur la rambla du front de mer : Île de France sans bras, l’Air, et l’Action Enchainée.
– Dans le jardin de la Mairie : Esquisse à l’Harmonie, sa dernière œuvre.

Une œuvre immortelle

L’artiste décède en 1944 des suites d’un accident de voiture, près de son village natal. Il laisse une œuvre considérable que l’on peut admirer à Paris, en province et à l’étranger. Dans les jardins des Tuileries sont exposées les dix-huit sculptures offertes sous l’égide d’André Malraux, en 1964, par Dina Vierny, qui a créé rue de Grenelle un musée consacré à l’artiste, inauguré en 1995 par François Mitterrand.

Banyuls pleine de surprises !

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