Confrontée aux effets couplés de la canicule et de la sècheresse, la Ville de Banyuls est aujourd’hui plus que jamais soucieuse d’agir durablement pour préserver son patrimoine naturel, et anticiper les évolutions climatiques futures pour ses habitants et son attractivité.
Pour cela, en 2025, la Ville a mené un programme de renaturation de son cœur de Ville, autour de 3 objectifs directement en lien avec la biodiversité :
– Préserver les écosystèmes et la ressource en eau
– Limiter les ilots de chaleur et la surchauffe urbaine
– Améliorer le cadre de vie et les espaces de convivialité
Une démarche structurante pour l’attractivité du territoire
En 2023, dans le cadre de la démarche Petites Villes de Demain, la commune de Banyuls-sur-mer a sollicité l’accompagnement du Cerema, en partenariat avec l’ANCT, pour faire émerger un projet de résilience territoriale : ont émergé comme principaux défis de demain le développement d’ilots de fraîcheur grâce à la renaturation urbaine, d’une économie durable liée à la mer (économie bleue) et d’un tourisme durable.
Dans cette optique, en 2024, la Ville de Banyuls a candidaté à l’appel à projets « + Fraiche ma Ville » de l’ADEME Occitanie.
Retenue parmi les 18 villes lauréates, elle a pu bénéficier d’un accompagnement technique solide pour intégrer les enjeux d’adaptation au changement climatique aux projets structurants d’aménagement urbain.
A la lumière de ces enseignements, en 2025, un projet remarquable d’aménagement a été réalisé sur le cœur de Ville afin d’améliorer le confort d’été et l’attractivité : la place du marché (utilisée comme parking en dehors des 2 marchés hebdomadaires) et la rue St Sébastien qui relie la place à la rue commerçante piétonne et au front de mer.
Les mesures mises en œuvre sur le cœur de ville ont concerné les 3 niveaux habités par la biodiversité :
– l’air : enfouissement des réseaux aériens, relamping (LED) pour baisser l’intensité lumineuse la nuit et installation de solutions d’ombrage (680m2 de pergolas végétalisées) pour limiter la surchauffe urbaine.
– la surface : 2300m2 désimperméabilisés et amélioration de l’albédo des revêtements sur 3190m2
– le sol : réfection des réseaux des eaux usées afin de prévenir le gaspillage (fuites), réfection des réseaux d’eaux pluviales et parti-pris paysager pour intégrer le maximul de noues végétalisées (palette végétale adaptée aux enjeux) et favoriser la recharge de la nappe phréatique.
Ces travaux de renaturation urbaine restent récents, mais ont permis d’observer d’emblée une amélioration sensible des réseaux écologiques dans le cœur de ville réaménagé.
Les espèces volantes ont réapparu, notamment les insectes pollinisateurs, les oiseaux, et les chauve-souris (ces dernières faisant l’objet d’intérêt écologique sur plusieurs sites de la commune).
La biodiversité du sol est également fortement améliorée grâce aux noues et plantations en pleine terre qui permettent le retour d’espèces qui avaient disparu des sols artificialisés (insectes, vers de terre, micro-organismes).
La qualité de l’air connait également une avancée positive, croissante avec la pousse les plantations à feuillage persistant.

